Leurs premiers OM-PSG

Leurs premiers OM-PSG
Eric Gerets, Laurent Bonnart et Benoît Cheyrou vont vivre, dimanche soir, leur premier match contre le Paris Saint-Germain au stade Vélodrome.

Dimanche soir, l'Olympique de Marseille reçoit le Paris Saint-Germain pour ce qui reste, malgré la domination lyonnaise, le "clasico" à la française, l'égal d'un Barça-Real en Espagne ou d'un Juventus-Milan en Italie. Ce match revêt donc une saveur particulière. A fortiori lorsqu'on y participe pour la première fois. Ce sera le cas de l'entraîneur belge de l'OM. En effet, arrivé à Marseille à la fin du mois de septembre, Eric Gerets n'était pas à la tête de l'OM lors du match aller et vivra donc son premier classique français, qui plus est, au stade Vélodrome. Ancien joueur du Standard de Liège, du Milan AC ou du PSV, il a déjà vécu nombre de ces chocs en tant que joueur mais aussi sur le banc en Hollande avec le PSV ou en Turquie avec Galatasaray. «OM-PSG, c'est un peu comme les matches entre le Standard et Anderlecht. ou les PSV-Ajax. J'en ai connu certains comme joueur, d'autres comme entraîneur. Et c'est autre chose dans la préparation. Je crois que c'est plus fort pour un joueur».

Des émotions, Laurent Bonnart et Benoît Cheyrou vont en ressentir beaucoup dimanche soir au moment d'entrer sur la pelouse d'un stade Vélodrome plein à craquer. Tous les deux disputeront en effet leur premier OM-PSG. Une rencontre qu'ils suivaient auparavant devant leur poste de télévision. «C'est un match à part pour tout le monde, je l'attends avec impatience et beaucoup d'envie également, explique Benoît Cheyrou, on est sur une bonne dynamique et l'ambiance au Vélodrome est grandiose en ce moment. J'espère vivre un grand moment dimanche».
«Quand j'étais au Mans, je ne m'attardais pas trop sur les autres matches, reconnait Laurent Bonnart quand on l'interroge sur d'éventuels souvenirs. «Même si les deux équipes n'étaient pas forcément en haut du classement, OM-PSG est toujours resté le choc du championnat. Ce sont toujours des matches de haute intensité comme en coupe d'Europe».

Et des grandes soirées européennes, le stade Vélodrome a connues. Il ne faut pas remonter plus loin qu'à mercredi soir dernier. Au même titre que celle d'un grand club continental, la réception de Paris implique toute une ville et tout son peuple. «La ville, c'est l'OM. Et vice versa. C'est incroyable, affirme Eric Gerets. A Marseille, tout le monde respire football, c'est pour cela que ce match est unique pour les supporters. On vit pour avoir des moments pareils. De mon côté, je vais essayer de mettre en place la meilleure équipe possible sur le terrain. Au-delà de tout le reste, c 'est cela le plus important pour un entraîneur».


# Posté le vendredi 15 février 2008 07:49

OM 3-0 SPARTAK

OM 3-0 SPARTAK
En battant nettement le Spartak Moscou (3-0) au Vélodrome, l'OM s'est placé dans les meilleures dispositions en vue du match retour en Russie. Une victoire qui s'est dessinée en deuxième mi-temps grâce à Cheyrou, Taiwo et Niang.

Les Olympiens ont su ravir leur public d'une de ces belles poussées de fièvre en coupe d'Europe en négociant au mieux leur match aller contre le Spartak Moscou. Trois buts à zéro, un score idéal dans une rencontre aller à domicile. Un avantage précieux acquis d'abord grâce à deux coups de têtes, l'un de Benoît Cheyrou, servi par un centre flottant de Nasri (61e), l'autre de Taye Taiwo sur un centre du précieux Cheyrou (68e). Puis, les Marseillais enfoncèrent le clou par Niang sur une offrande de Cissé suite à un contre éclair (79e).

L'OM s'est-il mis au « chaud » avant d'aller dans le froid moscovite dans une semaine ? L'équipe d'Eric Gerets a en tout cas fait une bonne moitié du chemin qui doit la mener en 8e de finale de la Coupe de l'Uefa contre le Zenit Saint-Pétersbourg ou Villaréal.
Et pourtant, si le score fleuve de mercredi soir assure les arrières des Marseillais avant leur déplacement, il sera prudent d'ici le retour de garder dans un coin de la tête les vingt premières minutes de la rencontre. Les joueurs de Cherchesov y étalèrent leur technique et leur vivacité. Mozart, notamment, dont le talent vaut mieux que tous les (mauvais) jeux de mots qui ne manquent pas de lui être associés pour qualifier son importance dans l'animation de sa formation.
Ses partenaires affichèrent aussi une solidité certaine, même si la meilleure occasion de la première période fut olympienne, avec un coup de tête de Djibril Cissé sauvé on ne sait comment par Pletikosa. A cet instant, une demi-heure de jeu venait de s'écouler et l'OM commençait à monter le volume.


Il le poussait à fond en deuxième mi-temps. Le changement (tactique) de l'entrée de Kaboré (à la place de Faty, Cana reculant dans l'axe de la défense) se révélant déterminant. Car il libérait un peu plus Cheyrou. Avec davantage encore de latitude offensive, le milieu de terrain confirmait en l'espace d'une grosse vingtaine de minutes son irrésistible montée en puissance amorcée à la fin de l'automne.
On avait tout juste eu le temps de déplorer un face à face Cissé / Pletikosa remporté par ce dernier, que Cheyrou effaçait les regrets d'un coup de tête franc, à la réception d'un centre habile de Nasri (61e). Forte tête, l'OM l'était encore à la 68e, sur corner cette fois. Joué en deux-temps par les deux protagonistes de l'ouverture du score, il voyait Taiwo s'élever plus haut que toute la défense pour le deuxième but marseillais.

Le Spartak avait craqué. Une récupération, suivie d'une ouverture plein axe de Cheyrou pour Cissé allait lui administrer le coup de grâce à la 79e minute. Altruiste, le buteur glissait en effet à Niang sur sa droite, et le Sénégalais concluait sans trembler (3-0).
Appliqués, les joueurs d'Eric Gerets ne connaissaient aucun relâchement coupable dans les derniers instants. Ils conservaient de fait leur belle avance avant d'aller en Russie. Le public du Vél avait dès lors tout lieu d'être satisfait, et tout loisir d'ouvrir la parenthèse PSG.
# Posté le jeudi 14 février 2008 06:00

OM-SPARTAK : NOUVEAU DEPART EUROPEEN

OM-SPARTAK : NOUVEAU DEPART EUROPEEN
L'OM entame ce mercredi sa campagne en coupe Uefa avec un 16e de finale aller contre le Spartak Moscou au Vélodrome. «Je suis curieux de voir la réaction de mes joueurs car il s'agira d'un cap plus difficile que dernièrement» annonce Gerets. Coup d'envoi mercredi à 20h45.


C'est en quelque sorte un nouveau départ européen, l'entrée dans une nouvelle compétition. Après l'excitation générée par la Champions League lors de la première partie de saison, l'OM reprend les débats continentaux avec la coupe Uefa et un 16e aller contre le Spartak Moscou. «Une compétition nouvelle, mais avec toujours la même envie» note ainsi le capitaine Lorik Cana
Nouvelle épreuve mais aussi nouveau format avec les indécises confrontations aller-retour. Les Olympiens accueillent les premiers. Ce n'est pas un avantage et beaucoup de choses se joueront dès mercredi au Vélodrome. «Il est tout aussi important de marquer que de ne pas prendre de buts» prévient Eric Gerets, «si on fait la différence ici, ce sera beaucoup plus facile de se déplacer» abonde le capitaine. Une victoire sans prendre de buts faciliterait bien évidemment la tâche olympienne avant un déplacement toujours périlleux en cette période de l'année en Russie pour le retour (le 21/02).
Pour faire face à ce Spartak, l'OM peut compter sur sa nouvelle dynamique des dernières semaines dans les compétitions nationales, une fougue à étrenner sur le front européen. «Nous allons jouer un gros calibre européen, annonce Gerets, et je suis curieux de voir la réaction de mes joueurs car il s'agira d'un cap plus difficile que dernièrement. Quand cette équipe se met à jouer et se replace, c'est impressionant»Enfin, ce sont de nouvelles ambitions dans cette épreuve qui s'est refusée à l'OM deux fois en finale par le passé (1999, 2004). «Si nous n'avons pas l'ambition d'aller au bout, c'est n'est pas un état d'esprit de sportif, poursuit le coach. En sommes-nous capables ? C'est une autre question mais concernant l'ambition, ça ne se pose même pas.»L'aventure de 2004 qui mena jusqu'à la finale de Goteborg avait aussi démarré au Vélodrome face à une formation de l'Est, Dniepropetrovsk, après une sortie de Champions League. De quoi donner des idées.
# Posté le mercredi 13 février 2008 05:20

NICE 0-2 OM LE COUP PARFAIT

NICE 0-2 OM     LE COUP PARFAIT
Très volontaire et réaliste, l'OM est allé mettre fin à l'année d'invincibilité des Niçois au Ray. Un succès qui catapulte les Olympiens en 5e position.

Leur précieuse victoire à Nice, les Olympiens sont allés la chercher avec les tripes. «Un derby se gagne avec le c½ur et avec la tête» nous confiait Bolo Zenden avant le match, ses coéquipiers ont su trouver ce savant mélange. Du c½ur, il en aura fallu pour rentrer dans ces débats rugueux et pour s'arracher derrière quand le feu était allumé par des Niçois accrocheurs avec un Modeste intenable. Cette fois encore dans ce registre, Mandanda fut éblouissant.
Et la tête, elle fut savamment utilisée avec deux buts venus à des moments clés. Par le revenant Niang, au c½ur de la première période puis par l'autre attaquant, Cissé, à un quart de la fin soit quand ça chauffait le plus dans le défense olympienne. Un troisième succès à l'extérieur cette saison - le premier depuis le 11 novembre - qui place l'OM dans une autre dimension au classement. Désormais 5e à égalité parfaite avec Valenciennes, les Olympiens ne sont plus qu'à six points de la troisième place.


Mais, ce ne fut pas une promenade de santé, loin de là. La partie était annoncée engagée, elle le fut dès l'entame. De nombreuses fautes ont jalonné le début de match et, à ce jeu-là, les Marseillais étaient pris à défaut. En grande partie à cause du jeune attaquant niçois Modeste qui, par sa vivacité, avait déjà fait concéder un carton jaune à trois des quatre défenseurs olympiens (Givet, Faty, Krupoviesa). Les premières minutes furent donc délicates, elles auraient même pu être ratées si Mandanda n'avait pas été décisif face à la volée d'Ederson (15e).
Toutefois, si les multiples coups francs dont a bénéficié Nice furent souvent mal négociés, l'OM profita pleinement de l'un de ses rares coups de pied arrêté. 25e minute, Valbuena tirait fort dans la surface et Cana déviait avec plein d'opportunisme du bout du pied pour Niang qui n'avait qu'à pousser le ballon au fond des filets (25e, 0-1). Le Sénégalais signait son retour de la meilleure des manières et offrait un avantage bienvenu aux siens. Dans le 4-4-2 des dernières semaines avec le Sénégalais aux côtés de Cissé en attaque soutenus par Valbuena, l'OM éteignait pour le coup les ardeurs des Aiglons et poussait encore un peu plus avec un tir de Cissé écarté par Lloris (43e).
Après la pause, Mandanda prenait les choses en main en bloquant le coup franc d'Ederson (49e) puis en allant écarter du pied la percée de Modeste (56e). Pas de quoi faire paniquer cet OM patient qui maintenait le danger par Cissé, d'abord hors-jeu (57e) puis auteur d'une volée écrasée hors cadre (68e). Pourtant, les Olympiens connurent une montée de fièvre sur une rafale de tirs niçois où, en quelques secondes de folie, la défense olympienne résistait puis un Mandanda royal sortait d'un arrêt réflexe une nouvelle frappe de Modeste (72e). Dans cette passe difficile et alors que Niang avait été remplacé par Akalé occasionnant un changement tactique, Cissé donnait le coup de grâce suite à un centre surpuissant de Taiwo - qui avait remplacé Krupo à la pause - repoussé par Lloris dans les pieds de l'attaquant olympien qui fusillait le but niçois (0-2, 76e). La conclusion à un troisième succès consécutif en championnat qui confirme la folle remontée amorcée qui amène désormais l'OM à six petites unités du podium.
# Posté le lundi 11 février 2008 04:39

Cissé : «Mon premier Nice-OM»

Cissé : «Mon premier Nice-OM»
Auteur de huit buts depuis le début de l'année 2008, l'attaquant olympien est l'homme en forme. Dimanche, il disputera son premier derby du Sud-Est. «Si on veut atteindre notre objectif, il faudra grappiller quelques victoires à l'extérieur» dit-il.

Djibril, comment s'est passé votre stage en sélection, avec l'équipe de France A' ?
Ca a été un peu court mais ça s'est bien passé. Je ne suis pas déçu d'être allé avec les A', je m'en doutais un petit peu. J'ai trouvé ce match intéressant. C'est bien de se retrouver et de revoir d'anciens coéquipiers. L'équipe de France A se mérite. Il faut que je sois bon sur une série un peu plus longue.

Ce sera votre premier derby Nice-OM. Vous vous attendez à un match plutôt engagé...
Ce sera un match spécial, ce sera mon premier Nice-OM (il était en convalescence lors du match aller la saison passée). Je m'attends à un match assez dur mais je n'ai pas d'appréhension particulière. Quand on a joué Everton-Liverpool, on peut jouer n'importe où. C'est un match comme un autre, il ne faut pas se prendre la tête. Il faudra rester concentré sur le terrain et essayer de faire le maximum. Il n'y a pas de pression supplémentaire. C'est spécial pour les supporters, pour la région. C'est le derby du sud. Mais pour les joueurs, ça reste un match de foot.

Cette équipe de Nice est invaincue chez elle depuis plus d'un an. Que vous inspire cette statistique ?
On aime bien ce genre de série. On a cassé le record de Liverpool, pourquoi pas celui de Nice ? Personnellement, je suis confiant. En ce moment, on arrive à faire de bonnes choses. Il y a le retour des Africains, ça ne peut être que positif pour nous.

"Quand on a joué Everton-Liverpool, on peut jouer n'importe où"

Avec le retour de Mamadou Niang, la concurrence va être rude dans le secteur offensif. Dans quel système préférez-vous jouer ?
En l'absence de Mamad' (Niang), on a joué dans deux schémas différents. Soit j'étais seul en pointe, soit avec Mathieu (Valbuena). Dans les deux cas, ça s'est bien passé. Comme je l'ai déjà dit, je n'ai pas de préférence. Le plus important, c'est que l'on prenne du plaisir et qu'on gagne. La concurrence va être importante mais c'est pour le bien de l'équipe. On est trois joueurs de grande qualité et il y a deux places disponibles. Les deux qui seront alignés seront deux joueurs de qualité. Le troisième devra être patient.

L'OM n'a plus gagné à l'extérieur en L1 depuis la victoire à Lyon, mais a fait de bons matches nuls, que ce soit à Bordeaux ou Nancy. Selon vous, est-ce suffisant de partager les points à l'extérieur ?
Si on veut atteindre notre objectif et se qualifier pour la Ligue des Champions, il faudra grappiller quelques victoires à l'extérieur. C'est déjà bien de ne pas perdre, surtout contre des équipes comme Bordeaux ou Nancy.

La rencontre face à Nice peut-elle être un tournant de la saison ?
C'est peut être un match clé car Nice est devant nous et ça peut nous permettre d'être dans de bonnes conditions avant le match de mercredi prochain, contre le Spartak de Moscou. Nice, Moscou et Paris sont trois matches importants et ça arrive à un moment crucial de la saison. Si on arrive à faire deux bonnes prestations en championnat, je pense que ça nous relancerait bien.
# Posté le samedi 09 février 2008 03:18